232                       Les Spectacles de la Foire.
en 1790(1). Ce très-médiocre comédien a joué entre autres rôles à ce dernier théâtre : Duciseau, sculpteur en bois, dans le Cabinet des figures, ou le Sculpteur en bois, comédie en un acte, en prose, de Mague de Saint-Aubin, représentée le jeudi 25 juillet 1782, et un médecin, amant d'Églé, dans Tout comme il vous plaira, ou la Gageure favorable, comédie en un acte, en prose, de Sedaine le jeune, représentée le vendredi 5 mai 1786.
(Almanach! forain:, 1773, 1775» — --e Chroniqueur dc-Sauvré, II, 52. — Brochures intitulées : le Cabinet des figures, Paris, Cailleau, 1784 ; Tent comme il vont plaira, Paris, Cailleau, 1795.)
I
Lundi 3 janvier 1780, 7 heures du foir.
Le nommé Picardeau, acteur de Nicolet, arrêté par Rigaut, fergent, à la réquisition dudit Nicolet, pour avoir caufé du fcandale fur le théâtre (2). Relaxé.
(Archives des Comm., n*' 5022.)
t II
Vendredi i" février 1788, huit heures et demie du foir.
Le lieur Paitre, fergent-fourner, à Ia réquifltion du fleur Picardeau, acteur du fleur Audinot, a arrêté le fleur Pompigni, prépofé pour Ie fervice dudit fpectacle, pour s'être battus dans le fpectacle (3). Renvoyés à fe pourvoir.
(Archives des Comm., n° 5022.)
Voy. Mayeur (29 octobre 1778 et 6 mars 1782).
(1) Picardeau'devint plus tard directeur dc l'Ambigu-Comiquc, qu'il administra fort mal. Sa b ii t ise était proverbiale. C'est lui qui répondit à Tun dc ses acteurs qui lui demandait un a-compte sur son traitement pour sa femme cn couches : « Pourquoi ta femme accoucbe-t-ellc ? » ct à un autre qui sollicitait une avance dc fonds pour sa famille malheureuse : « Pourquoi as-tu habitué ta femme ct tes enfants à manger ? »
(2)  Le 3 janvier 1780, Picardeau était venu au t h edt re complétement ivre. On donnait cc jour' là: la Ceinture merveilleuse ; U Calendrier det Viullards, ct un divertissement, Ce quivient de la flûte retourne au tambour, comédie de Beaunoir, précédée des Visita du joyr de Van ct terminée par Ie Triomphe de l'amour conjugal, pantomime à raachtne-.
(3)  Maurin de Porapîguy, auteur dramatique assez estimé du boulevard, etait en mème temps régisseur de la scène a l'Ambigu. Le ir' février 1788, Picardeau arriva cn retard au théâtre ct le public murmurait déjà. A une observation faîte par Maurin dc Pompigny il répondit par une in­solence, et Pompigny lui donna un soufflet auquel Picardeau riposta par un coup de poing. On jouait cc soir-là à l'Ambigu-Comiquc : Vlneendte, ou le Sailli en bonne fortune, pantomime cn un acte, précédée dc Brindavoine, ct de la Lanterne magique, comédie en un acte.